L’ Éditorial du président

L’éditorial par Abir Adam, président du Groupe Socialiste Universitaire

La vieille maison s’embrase.

Alors que certains voudraient que le feu ne laisse de ce vieil édifice centenaire que des cendres, d’autres tentent tant bien que mal d’éteindre les flammes. Ils n’ont nul intérêt personnel à essayer de sauver une maison que tout le monde dit morte. Ils pourraient se laisser tenter par d’autres horizons politiques ou intellectuels. Mais pourtant ils sont présents, debouts pour défendre la rose du socialisme contre tous ses détracteurs. Femmes, hommes, jeunes et plus âgés essayent, à des titres différents, de raviver la flamme socialiste.

C’est dans ce contexte que des jeunes étudiants, curieux de savoir, de débats et soucieux de prolonger l’idéal défendu par le socialisme, se sont réunis au sein du Groupe Socialiste Universitaire pour s’organiser en organe de réflexion. Lueurs, le journal du GSU, s’appuiera sur l’initiative de ses membres pour diffuser ses idées et ses travaux. Ce journal, tout comme le GSU, aura pour ambition première la promotion du débat au travers d’articles, d’interviews et de témoignages pour partager les idées du socialisme.

Pour autant, ces actions n’en seront pas moins laborieuses. Le chemin à parcourir est long. Le travail qui attend l’ensemble des socialistes n’est pas sans effort. Il l’est davantage puisque certains prédisent, souhaitent et espèrent sa disparition. Si une certaine époque du socialisme a peut-être pris fin, sa nature, elle, demeure immuable. Le socialisme est, et restera, la bataille contre l’ordre injuste ; pour que l’individu trouve son chemin dans une destinée collective.

On a tort de vouloir oublier les politiques sociales. On a tort de vouloir oublier l’idéologie. On a tort de vouloir effacer la controverse et le débat. Et surtout, on a tort de vouloir terminer l’histoire du socialisme. Car comme le disait Albert Camus, « l’histoire a peut-être une fin ; notre tâche pourtant n’est pas de la terminer, mais de la créer, à l’image de ce que désormais nous savons vrai. »

Fraternellement.

 

Abir Adam

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